Après la prestation TV de jeudi soir, du chef de l’Etat français, aucun membre de son gouvernement interrogé par la presse n’était capable de justifier les chiffrages du “bon père de famille” (formule utilisée par NS pendant sa campagne). Il a fait de multiples erreurs dans son raisonnement. Il a “oublié” la pauvre Dexia: 1 milliard d'euros d'actions de Dexia à 9,9 € l'unité a été acheté de l’argent des contribuables. Or, la valeur de ces titres s'est effondrée depuis: 2,3 €. Moins-value pour l’Etat français: 770 millions € .
LIBERATION nous rappelle que “pour prêter de l'argent aux banques, l'Etat doit lui-même s'endetter, et donc payer des intérêts. Certes, il emprunte à un taux inférieur à celui auquel il reprête l'argent, mais l'opération finale est beaucoup moins profitable. Suivant les cas, l'Etat s'est endetté entre 2,7 et 3,5%. Et il a prêté l'argent à des taux de 4% (pour la partie du plan servant à améliorer la liquidité des banques) et de 8% (pour les avances en fonds propres). Ajoutons que la multiplication de ces opérations va augmenter le risque pris par l'Etat, donc diminuer la confiance des investisseurs vis-à-vis des emprunts d'Etat, qui vont demander des taux plus importants.
Difficile, dans ces conditions, de dire combien gagnera l'Etat avec ce plan de sauvetage. Mais, à l'heure actuelle, on ne voit pas comment son gain peut être de 1,4 milliard.
Les calculs de notre Président ne sont confirmés que par le vent (qui siffle dehors).