Je fais partie de ceux qui habitent l'Espace intermédiaire (ses plis et ses détours). "Ceux qui l'habitent doivent déployer des efforts constants pour faire face aux nécessités contradictoires qu'ils rencontrent à chaque coin de la rue." (Siegrfried Kracauer)
Kafka n'est pas loin, Kafka et la métamorphose

|
|
|
L'exil et le roman Rendre compte du roman de Maria Maïlat ne peut inclure un quelconque résumé. Ou alors ce résumé ne serait qu’une liste de rencontres et de tribulations qui réduiraient considérablement l’épaisseur signifiante et métaphorique de l’écriture. Depuis la légende du Grand Architecte sacrifiant son épouse bien aimée à la réussite de son œuvre jusqu’à la promesse d’un amour véritable, le récit, grouillant d’événements, est celui d’une quête et d’un exil. Mina Baïlar, dont l’existence se rattache au moins partiellement à l’expérience de l’auteur – le seul nom de l’héroïne le suggère clairement – , « écrivain cosmopolite et interdit » dans la Roumanie de Ceausescu, se voit sans alternative obligée d’émigrer. A la recherche d’une vie digne de ce nom, d’une vie dont la composante essentielle serait la liberté, elle découvre en réalité ce qu’est la survie dans un Paris où les exilés ne sont pas forcément les bienvenus.(JP LONGRE) |