Oublier tes yeux de putain tes mains ivrognes ta bouche d'airain ton rire ouvrant la tendresse avec les griffes d'un oiseau de nuit oublier le sommeil qui me berça d'amour de nourrisson oublier ta peau qui voulait avoir la mienne jusqu'à l'os oublier l'immense pitié que j'ai éprouvée pour ton ventre vidé de ton cœur, barré d'une cicatrice, oublier que tu me voulais égarée dans une souffrance muette oublier les larmes abreuvées d'espoirs
Flâner dans la baie bleue et sourire aux anges qui nagent à contre-courant comme je me le dois.