La victoire peut-elle être un concept philosophique?
Qui écrit l’histoire de la victoire?
Le vainqueur cela va de soi.
Le vaincu ne peut l’écrire qu’en tant que vaincu justifiant donc la trace, l’empreinte, la puissance, le discours du vainqueur. Aporie... L’annonce d’une victoire exprime chez Benjamin la résistance contre le nazisme et ses compétitions sportives... La déconstruction de la victoire est-elle possible sans tomber dans un discours « perdu d’avance »? La « dernière victoire » pensée par le philosophe des vaincus résidera-t-elle dans la dissolution du concept de victoire? Mais alors quelle histoire serait possible sans les rapports de guerre ou de compétitions sportives? Quel homme pourrait s’écrire et se penser sans victoire et donc sans défaite ?
(Mariamailat - Lettre à l’ennemi)