Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Maria Maïlat
  • Maria Maïlat
  • : site : artefa.wordpress.com, formation, littérature, anthropologie, philosophie, intelligence collective, marche, amitié, hospitalité, enfance, Paris, mémoire, Foucault, Nietzsche
  • Contact

Texte Libre

Recherche

8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 17:12

Deleuze: "Klossowski insiste sur ceci : que Dieu est le seul garant de l'identité de moi. On ne conserve pas le moi sans garder aussi Dieu. La mort de Dieu signifie et entraîne la dissolution du moi et de sa base substantielle, l'intégrité du corps : JE tombeau de Dieu, c'est aussi la tombe du moi." Deleuze cite K. : "Quand Nietzsche annonce que Dieu est mort, ceci revient à dire que Nietzsche doit nécessairement perdre son identité...Le garant absolu de l'identité du moi responsable disparaît à l'horizon de la conscience de Nietzsche lequel, à son tour, se confond avec cette disparition." Puis Deleuze poursuit: "L'identité de moi renvoie toujours à quelque chose hors de nous." Et si cet "hors de nous" est une immanence ici et maintenant, réduit au mécanisme de la désignation, vide de tout effort de penser métaphysique, alors notre identité est une "plaisanterie grammaticale" tordue, pliée (de rire!?) par les grammairiens nommés de nos jours les psys et leur entreprise payante. On se paie une identité comme on se paie une analyse ou un voyage exotique.

(Klossowski, Un si funeste désir, pp. 220-221 et Deleuze, Logique du sens, pp. 341-342)

Un si funeste sens? Deleuze et Klossowski

Partager cet article

Repost 0
Published by Maria Maïlat
commenter cet article

commentaires