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Le hasard est mon ange gardien et celui des livres minuscules.

C'est par ce hasard que Laszlo F.
Földényi est arrivé dans ma bibliothèque:
"Dostoïevski lit Hegel en Sibérie et fond en larme" publié aux Editions Actes Sud.

L'écrivain russe purgeait ses années de bagne en Sibérie.
Nous sommes en 1854. 
Autour de Dostoïevski : du sable et des chardons. Le vent aussi. Et les nomades.

Son ami Wrangel lui met entre les mains un livre de Hegel.
L'écrivain lit ce passage à propos de la Sibérie:
"Il faut ôter d'abord la déclivité septentrionale, la Sibérie. (...)
La morphologie du pays n'est pas propice à une culture historique..."

D'un seul mouvement de maître, le philosophe allemand a effacé de l'histoire le lieu où Dostoïevski tente de survivre et d'écrire.

Le livre de Földényi m'a accompagné au cours de mes trajets parisiens et dans le TGV que je prends souvent.

En octobre, à l'aube, sous le ciel gris, Paris revêt les nuances sombres d'une ville fantôme traversée par des réfugiés minuscules, invisibles, muets. 


Puis, un jour, sur la dernière page du livre de Földényi, j'ai éprouvé le besoin de noter une scène glanée dans le métro que je recopie ici:


         Un femme africaine, parle en riant: 
"- Moi, pour ma mère, j'étais une Blanche!"

Une deuxième scène, plus longue, vint s'ajouter à celle qu'une femme africaine m'offrit sans le savoir. Elle constitue le conte qui suivra sur une autre page de mon blog: 
"Frère et soeur: la découverte"

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