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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 19:09

L'enfant joue dans la cour
il joue à faire le jour
Brusquement il fait nuit

Mais la lumière dans ses cheveux
comme une toupie rouge
chante sans peur

Les corbeaux couvrent le soleil
leurs ailes dévoilent la courbe ouvert
du ciel

Là haut

Une autre cour,
un autre enfant
appelle

la voie lactée brille dans
ses boucles de juif parties en fumée
l'oeil de la Lune se referme sur son visage

Plus rien qui puisse le rend joyeux
pourtant
l'enfant éclate de rire

La mère essuie ses mains dans son tablier
l'odeur du pain monte dans sa peau
sa voix chante

- Laisse le vent jouer aux ténèbres sans toi
Reveille-toi
C'est l'heure.

 

Notes du 1 févreir 2015 : PAUL est un monde. La lecture du texte sur Saint Paul de Jacob Taubes est une allégorie. Ce texte, je l'ai obtenu après des annnées de recherche ; je l'ai déniché à la Bibliothèque protestante de Montepllier. Une bibliothécaire de là bas a eu la gentillesse de me l'envoyer par La Poste pour que je puisse la photocopier. Phocopie que je lis lentement depuis quatre ans. Photocopie que je trimbale dans mes voyages, égarre dans mes étagères et papiers, fais des cauchemars de sa perte et éprouve la joie de la retrouver dans sa chemise jaune de bonze.

PAUL qui constitue le socle faisant passerelle entre le nom du pète Celan de son VRAI nom ontologique. Sans PAUL, peut-être que Celan n'eexisterait pas.

"Paul" comme un dépouillement de soi devant les textes que je lis avec l'impression que à chaque lecture, je dois recommencer à apprendre à lire. 

Et dans ce poème sur l'enfance de Paul, le dédoublement s'est imposé à mon écriture, dans l'écriture : sans  ce mouvement (qui n'est pas en miroir, surtout pas!), la philosophie du hébreux est impénétrable. Le dédoublement entre la pensée et la langue qui ne sont pas identiques et pourtant leur ligne de séparation est impossible à établir. La sagesse de la séparation est aussi la folie de la fusion entre la langue et la pensée. Et la philosophie hébraïque/juive (et voici déjà le dédoublement!) nous ouvre une brèche pour y cheminer à tatôns.

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Published by Maria Maïlat
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