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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 10:20

      Biopolitique (Foucault) - petit rappel

Les institutions mettent en récit la vie de l'homme en tant qu'animal biologiquement reproductible, enchaîné à la "vraie et bonne"  reproduction biologique en oubliant que le biologique ne suffit jamais pour transmettre une filiation, un nom, une identité, une langue, une culture etc. Les animaux ne transmettent pas volontairement un héritage, une langue et une histoire personnelle. (Legendre, Simonin... http://www.erudit.org/revue/as/1989/v13/n1/015055ar.pdf, etc.)

Comment passer de la sphère de l'animalité à la politique de la filiation? Cet accès est souvent balisé par les institutions, de sorte que l'individu avance «en rampant comme une taupe» (Kafka). Ainsi, une fois que l’homme a intériorisé la honte d'être stérile biologiquement, malgré les progrès techniques, il doit asser par le "sentiment de deuil", «le deuil du désir d’enfant biologique», etc. Et c'est ainsi qu'il entre dans le dispositif de l’adoption: par la porte du deuil, de l'impuissance, de la stérilité, de la honte. Quelle filiation établira-t-il? Surtout que les Conventions entre Etats l'obligent à rendre des comptes tous les deux ans de l'état de cet enfant. Exit l'autorité parentale! Le parent par adoption demeure en permanence dépossédé d'un droit commun qui construit sa place dans l'humanité. Et son enfant est pris dans une double injonction: il est et il n'est pas son fils (ou sa fille). Cette double injonction peut rendre fou l'enfant et cela d'autant plus que les institutions qui imposent cette injonction qui rend fou l'ignorent, font comme si de rien n'était. 

Le parent par adoption est soumis à une dépendance qui le rend sans cesse non-autonome parce que les travailleurs sociaux entrent dans sa vie privée pour contrôler l'adoption, même après que ce processus a été terminé et a donné lieu dans le droti français à une filiation de droit commun à part entière.

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Published by Maria Maïlat
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