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25 octobre 2009 7 25 /10 /octobre /2009 23:11
Un été, Pierre Pachet aimait parler de Brice Parain.

Il est venu me rendre visite à Vézelay. Les héritiers avaient interdit la publication de la correspondance entre Brice Parain et Georges Perros. Cela le rendait amer.

Dans la bibliothèque de Jules Roy, il y avait un mince échange de lettres entre Georges Perros et Jules Roy.

Plus tard, j'ai acheté "Petite métaphysique de la parole", des essais édités chez Gallimard.

"Il faut une sorte d'acte de foi pour affirmer que la vérité gagne nécessairement. Car c'est affirmer que ce n'est pas l'homme qui est la mesure, il n'y aurait que de la guerre. Or il n'y a pas que de la guerre, puisqu'il y a aussi une pensée contre la guerre. Celle-ci ne peut s'appuyer que sur une force capable de s'y opposer. Cette force est le langage."

Dans "Le Parmenide de Platon", je me suis le mieux retrouvée: découvrir qu'un homme est passé par ce petit chemin que j'avais pensé inutile, déserté depuis longtemps...

J'aime écrire parce qu'il faut aller à la rencontre des mots comme s'ils nous venaient d'ailleurs, à la fois nécessaires et hostiles, méfiants et hospitaliers. C'est ce que dit Brice Parain. Entre l'écrivain et les mots, il y a un précipice, un trou dangereux qu'il faut sauter. Ce saut nous donne une angoisse profonde. Et à chaque mot, il faut le recommencer. Où puisez la force? Dans les mots. Ou dans la caresse d'une main qui s'approche de votre visage. Mais cette main est si loin. Alors que le saut est là, devant, inévitable.


 

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Published by Maria Maïlat
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