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24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 22:14



Wittgenstein m'a guérie de Nietzsche et de ma désespérance-impatience d'avoir à assumer le temps qui passe dans un corps de femme. IMPATIENCE parce que j’aimerais me faire absorber par les livres, me débarrasser de cette obsession génétique, biologique, de cette immoralité fast-food que l’on nous sert partout, pour rester jeune, frivole, consommateur. J'aimerais être dans un corps de langage, de sens gourmands, de rêve, de danse, de dire et de faire en douceur, en profondeur, posément avec les hommes qui en veulent, qui en crèvent à force de confondre manque et jouissance.

 

Je lis les notes de Wittgenstein en marge d’un exemplaire de Frazer, "Le rameau d'or". J'ai acheté un de ces exemplaires anciens dans une brocante de la Nièvre.
Wittgenstein l'avait lu “crayon en main”, pour ainsi dire:

“Il faut commencer par l’erreur et lui substituer la vérité. C’est-à-dire qu’il faut découvrir la source de l’erreur, sans quoi entendre la vérité ne nous sert à rien. Elle ne peut pénétrer lorsque quelque chose d’autre occupe la place. Pour persuader quelqu’un de vérité, il ne suffit pas de constater la vérité, il faut trouver le chemin qui mène l’erreur à la vérité.”

Et l’inverse? La vérité est parfois en elle-même une erreur encore plus grande qui enferme l’individu, le condamne à la vérité de la défaillance, de la destruction; elle l’empêche de sortir de l'enclos et de découvrir autre chose, autrement, chemin faisant.

La vérité est une seule, disait Kafka, mais elle a autant de visage que d'hommes. 

La vérité détenue par quelqu’un d’autre, la vérité qui vous est assenée par une "autorité" ou quelqu'un qui se croit détenteur de "votre" vérité au point de vous enfermer, au point de réduire toute votre vie à sa vérité, cette vérité-là tue.

Il faudrait peut-être dire qu’il n’y a de vérité qu’aimable, la vérité du vivant qui chemine avec les vivants dans la parole et l'écoute, capable de relever le défi de penser en résonance.

Merci PERSEE

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Published by Maria Maïlat
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